Accueil

Actualités

Le parrainage d’enfants

Les villes partenaires

Présentation du jumelage

Notre éthique

Pourquoi la pauvreté ?

Historique de coopération

Principaux projets réalisés

Projets  en cours

Pour nous aider

ContactContactez nous

Jumelage 

Loudun - Ouagadougou

Mairie de Loudun B.P. 65

86200 LOUDUN

Tél. 05 49 98 15 38   

Fax. 05 49 98 12 88  

 

OUAGADOUGOU, le grand caïman

 

    Capitale d’un royaume Mossi

                C’est au XVème siècle que les Mossis, peuple originaire du Tchad, ont commencé à envahir la région à partir  du Ghana actuel où ils semblent s’être réfugiés, chassés de leurs anciennes terres par la sécheresse ou par les berbères. Les villages indépendants et rivaux qui peuplaient le territoire n’ont pu résister à l’invasion des Mossis, peuple organisé en royaume et redoutable par sa cavalerie.

                Le nouvel empire Mossi n’a pas tardé à se scinder en 4 royaumes ; Tenkodogo, Ouagadougou appelé alors Wogbo , Fada N-Gourma et Ouahigouya. Wogbo n’était au début qu’un village de cases au milieu d’une zone marécageuse, mais l’histoire de cette ville capitale se confond avec l’histoire du pays.

                L’invasion Mossi s’est faite en intégrant les populations autochtones, dans le respect des ethnies, de leurs coutumes et de leurs religions. Les 4 royaumes ont bien connu des relations conflictuelles, mais ils ont eu la sagesse de ne pas se combattre et de s’unir face aux menaces extérieures. Cet empire puissant a garanti ainsi à ses ressortissants 5 siècles de paix à l’intérieur de ses frontières.

     La colonisation française

                A la fin du XIXème siècle l’Afrique occidentale est devenue un terrain d’affrontement pour les anglais et les français, l’empire Mossi est tombé sous la domination française en 1897. Ouagadougou reste sous l’autorité de son roi, le Moogho Naba, mais est soumis à l’administration française dans le cadre d’un protectorat au sein d’un pays appelé Haute Volta, regroupant les 4 royaumes Mossis. Les autorités françaises préfèrent installer leurs services à Bobo Dioulasso à 300 km au sud-Ouest, région plus salubre et au climat plus supportable.

                La Haute Volta avait déjà peu de ressources exploitables, par contre elle était très peuplée de travailleurs potentiels appréciés. Alors a commencé la grande déportation des jeunes hommes pour la mise en valeur des pays voisins, comme la Côte d’Ivoire ou ils ont réalisé les plantations de cacao (l’histoire nous rattrape dans le conflit actuel de ce pays).

                Après la seconde guerre mondiale qui a mobilisé toute la jeunesse du pays dans les tirailleurs sénégalais, la Haute Volta a bénéficiée d’un régime de semi-autonomie, qui lui a permis de forger une classe politique formée aux tâches de gouvernement et d’envoyer des députés à Paris.

 

    L’indépendance et la première république

                En 1960 la Haute Volta obtient son indépendance, Ouagadougou qui compte environ 100.000 habitants et a bénéficié pendant la colonisation de travaux d’assainissement des marécages avec l’aménagement de grands lacs entourant la ville, est érigée en capitale du nouvel État, elle est administrée par un Conseil Municipal (Joseph Conombo, a qui nous devons la naissance de notre jumelage, en est le Maire). C’est alors l’expérience d’une Première République (Président Yaméogo)  laquelle succombera dès 1966 à un premier coup d’État (Pt Lamizana).

      La période révolutionnaire

                Ce premier coup d’État est suivi de deux autres (1980 Pt Zerbo, 1982 Pt Ouédraogo)  conduisant à un régime marxiste (1984 Pt Sankara) assez dur sur le plan policier, mais qui a laissé dans la population un souvenir d’intégrité et d’avantages sociaux. C‘est à ce moment que le pays prend le nom de Burkina Faso (Pays des hommes intègres). Pendant cette période la commune de Ouagadougou est dissoute, la ville est gérée par des Hauts Commissaires nommés par le gouvernement. Un 4ème coup d’Etat en 1987 (Pt Compaoré) met fin aux régimes d’exception et rétablit la République.

 

    Le retour de la démocratie

                Une constitution, très voisine de celle de notre 5ème République, est adoptée au suffrage universel en 1991. Depuis la démocratie s’est installée progressivement de l’élection d’un Président au suffrage universel en 1991 (Blaise Compaoré, qui commence en 2005 son 3ème mandat), jusqu’à la création de communes sur l’ensemble du territoire achevée en 2006 (Ouagadougou est redevenu commune en 1995- Maire, Simon Compaoré réélu en 2000 puis en 2006), en passant par l’élection d’une Assemblée Nationale, la création  d’un Conseil d’État, d’un Conseil Constitutionnel, d’un Médiateur de la République et bientôt de Conseils Régionaux.

                La hiérarchie Royale, dite coutumière, qui a résisté à tous les régimes est toujours en place. Le Moogho Naba est toujours dans son palais entouré de ses ministres à Ouagadougou, chaque village, chaque quartier en ville a son chef coutumier entouré du Conseil des Anciens (les chefs de familles). L‘histoire explique cet attachement des burkinabès pour l‘ancienne monarchie, c‘est grâce à ses 5 siècles de tolérance que les 60 ethnies du Burkina cohabitent sans problèmes et qu’il y a une parfaite harmonie entre les religions. La hiérarchie coutumière est considérée comme un modérateur politique et un contre pouvoir occulte nécessaire.

                                        

    Ouagadougou aujourd’hui

                Ouagadougou a grossi considérablement depuis l’indépendance du fait de l’exode des paysans quittant leurs villages dans l’espoir d’un travail. 1,3 millions d’habitants est une hypothèse basse pour la ville actuelle. C’est à la fois une ville moderne où poussent des immeubles de 10/12 étages, surtout depuis les évènements de Côte d’Ivoire qui a vu refluer les burkinabès installés dans ce pays, une ville d’hôtels et de sièges de sociétés à l’architecture audacieuse, une ville de rencontres internationales avec un vaste palais des congrès, le siège de l’appareil de l’État ; ministères, parlement, ambassades étrangères, administrations centrales, représentations de grand organismes internationaux, une ville africaine par l’animation pittoresque de ses rues et aussi la capitale d’un des pays les plus pauvres du Monde avec ses rues et ses quartiers de maisons en terre qui s’étendent toujours plus loin au point que l’Aéroport International se trouve désormais dans la ville.